L’ÉLÈVE DU MOIS D’AVRIL : NATHALIE <3

Nous voici venu le temps de notre élève du mois, puisque nous sommes déjà début avril !
Et pour cette fois, vous découvrirez l’interview de Nathalie, 40 ans et artiste céramiste de talent.
Une assidue des cours du midi notamment, qu’on adore retrouver en cours 😀
Pourquoi as-tu commencé la pole dance ? 
J’ai commencé la pole dance un peu par curiosité mais aussi par défi. Pour fêter l’anniversaire d’une amie, je lui ai offert un cours d’initiation, et je l’ai accompagnée. Elle n’a pas spécialement apprécié les bleus et les courbatures après notre séance. Quant à moi, j’ai trouvé cette expérience tellement ludique que j’ai décidé de prendre des cours. Je n’avais jamais fait de dance ni de gymnastique auparavant, et ce fut donc pour moi une vraie découverte !
Depuis combien de temps pratiques-tu ?
J’ai commencé la pole à Pink pole studio en 2016 avec Maureen il me semble. Puis j’ai arrêté plusieurs mois au cours de mes deux grossesses. Et j’ai commencé à prendre des cours en visio à Pole Dance and Co durant le covid, avant d’intégrer pour de vrai le studio.
Quelle est la réaction des gens autour de toi quand tu dis que tu fais de la pole dance ? 
Quand j’ai commencé la pole il y a 10 ans, c’était une pratique encore considérée comme une dance de cabaret et mon entourage trouvait tout cela assez sulfureux ! Ça me faisait sourire car la réalité était nettement moins sexy que dans l’imaginaire collectif. Je rentrais souvent avec des bleus, des contusions. J’ai commencé à fréquenter les cabinets des osthéopathes et des kinés. Bref, c’était bien loin des clichés de la sirène ondulante 😉 Mais j’ai constaté que depuis quelques années, la pratique s’est nettement démocratisée. La pole dance est en réalité une pratique très riche et variée. On peut aussi bien suivre des cours d’exotic que de pole contemporaine. Aimer l’aspect sportif de la discipline ou y voir un moyen d’expression artistique.
Quel cours suis-tu ?
Je suis les cours de Flore en inter 1-2 le lundi, les cours de stretching (ô combien profitables) d’Isa le mardi. Puis les cours d’Esther et de Flore en Inter 1 le jeudi et le vendredi midi. Cela me permet de faire une coupure dans ma journée de travail. Et de retrouver les copines pour de nouveaux défis à chaque fois !
Quel est ton passé sportif ?
J’ai toujours pratiqué plusieurs sports de manière très amateur : L’escalade, le badminton, la course à pied… Mais aucun d’eux ne m’a jamais autant plu que la pole. J’y ai trouvé un sport complet, qui allie la force à la souplesse, la recherche de la fluidité, et surtout un côté très ludique. Je n’ai aucune ambition concernant mes performances en pole, mais j’aime toujours autant la pratiquer depuis 10 ans. Et quand je vois des élèves ou des profs passer la cinquantaine en pleine forme, je me dis que c’est une bonne chose de vieillir en pratiquant ce sport !
Qu’est-ce que la pole dance a changé pour toi, qu’est-ce que cela t’apporte ?
C’est une bonne question ! La pole a changé beaucoup de choses dans ma vie. C’est un sport exigeant qui demande de la détermination et un certain goût du dépassement de soi. Les gens qui l’enseignent et la pratiquent ont des personnalités souvent très fortes. J’ai eu de la chance de me retrouver au milieu de ces personnes inspirantes. Cela m’a permis de gagner en confiance, d’apprendre à persévérer dans l’effort, d’accepter aussi la fragilité de son propre corps et de s’écouter. Et aussi d’une certaine manière à me réapproprier ma féminité.
Par ailleurs, j’ai réalisé que la pole nourrissait mon travail d’artiste céramiste. Elle est comme de la sculpture en mouvement, qui se déploie autour d’un axe fixe. Il y a une dimension esthétique très forte. Finalement, on cherche à défier la gravité et à trouver une forme d’allègement, une harmonie dans les lignes. Et c’est aussi ce que je cherche dans mon travail…
Qu’est-ce que tu apprécies le plus ?
Quand je suis fatiguée ou préoccupée par mon travail, je sais que je ressortirai de mon cours de pole chargée d’une énergie positive. Ça me permet de faire le vide dans mon esprit et de partager un moment joyeux avec mes copines du midi. Il y a une sorte d’énergie communicative durant les cours, beaucoup de solidarité et de bienveillance. C’est un espace où on ne craint pas d’être jugée.
Ta/tes figures préférées qui te font rêver ? 
Oulala, il y en a tellement. Ce ne sont pas tant les figures qui me font rêver, mais plutôt l’envie de gagner en souplesse. Et de ce côté-là, il y a un gros chantier ! J’aime en particulier le statique, car pour moi, la sensation la plus grisante en pole est le momentum, ce bref instant où tu sens ton corps s’alléger et presque voler. J’aimerais progresser dans cette voie. Mais je peux quand même dire que je voudrais un jour réussir à réaliser un Russian split !
Et celles que tu apprécies moins ?
J’ai remarqué que les figures qu’on apprécie le moins ne sont pas forcément les plus difficiles, mais plutôt celles qui nous ont fait peur quand on a débuté. Pour moi, c’est le cross ankle release où je me sens clairement en danger. Heureusement, on le pratique assez peu, et j’espère que ça ne donnera pas envie à mes gentilles profs de le mettre au programme !
Ta dernière réussite ? Ta plus grande fierté ?
Je n’ai pas de fierté particulière, quoique… Le Ayesha elbow grip qui m’a tant résisté est sur le point d’être validé.
La figure qui t’as fait galérer le plus jusqu’à maintenant ?  
À ce jour, je n’ai toujours pas réussi à passer le Machine gun. Mais je ne désespère pas !!!
Ton pole danceur/ta pole danceuse préféré(e) ? 
De manière générale, j’aime les danseurs qui font entrer la pole dans le champ de la danse contemporaine et de l’expérimentation artistique. Maxime Joret à dansé avec sa compagnie lors d’une exposition au milieu de mes sculptures. C’était un moment très beau et émouvant. J’aime aussi la vidéo “Axis Mundi” de Céline Garbay et Loriana Lorenzo qui est d’une poésie incroyable. Et bien sûr, mes super profs Flore et Esther sont mes modèles !
Ton conseil pour tous ceux qui n’osent pas commencer la pole ? 
Prenez soin de votre corps !!! N’y allez pas trop brutalement au début, faites attention à vos articulations. La pole est un sport éprouvant physiquement et si vous ne voulez pas finir tout.e cassé.e, ayez conscience qu’une fois bléssé.e, vous aurez du mal à progresser. Mieux vaut donc y aller en douceur.
Un petit mot pour la fin ? 
Je tiens juste à remercier toute l’équipe de Pole Dance and Co pour son engagement à nous transmettre la passion des sports aériens. Et qui contribue aussi à dessiner sur nos corps une subtile cartographie faite de bleus et de rougeurs !

Laisser un commentaire